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Retrouvez l’interview de Françoise SCHMITT par la MONA (Mission des Offices de Tourisme de Nouvelle-Aquitaine) en mars 2024.

A l’heure où certaines destinations suffoquent des effets du surtourisme, de nouvelles tendances de consommation touristique émergent : tout comme la Slow Food s’érigeait contre la « malbouffe » dans les années 80, le Slow Tourisme se développe, en réaction au tourisme de masse.

Le Slow Tourisme se caractérise par « des formes de tourisme centrées sur la découverte des patrimoines naturels et culturels (…) du territoire visité, favorisant la rencontre et le partage avec les sociétés rurales et ses habitants (…) » (selon la Direction Générale des Entreprises – DGE)

Emanation de l’écotourisme, le Slow Tourisme porte des valeurs de proximité et de respect, des hommes et de l’environnement. Aussi, le Slow Tourisme est indissociable des déplacements doux et de l’itinérance : « un tourisme à rythme lent, garant d’un ressourcement de l’être (…), peu émetteur de CO2, synonyme de patience, de sérénité » (Babou et Callot, 2009)

Du fait d’une conscience écologique croissante, d’un besoin impérieux de se ressourcer et se reconnecter aux vraies valeurs, les vacances sont de plus en plus vécues comme l’espace-temps nécessaire au rééquilibrage de nos vies surchargées et ultra-connectées.

Ces profondes mutations représentent pour les destinations rurales, une formidable opportunité de valoriser leurs atouts et leur authenticité à travers des expériences à partager. Pour les destinations de montagne, le Slow Tourisme s’inscrit parfaitement dans le développement d’un tourisme « 4 saisons », impulsé par la nécessité de diversification touristique.

Mais pour développer un positionnement Slow Tourisme, il est indispensable d’adopter réflexion marketing et méthode. Après avoir effectué l’inventaire de l’offre existante dans différents domaines (hébergement, prestation d’activités, patrimoine matériel et immatériel…) il s’agit d’évaluer leur positionnement « slow » ou leur potentiel « slow » au moyen de critères précis. Ces éléments permettront d‘optimiser l’offre existante mais également de créer des séjours packagés attractifs, slow tourisme ou bas carbone en phase avec les évolutions de marché.

Enfin, pour ancrer le positionnement Slow Tourisme, il est essentiel de sensibiliser l’ensemble des acteurs aux bénéfices de cette démarche pour eux-mêmes et pour le territoire d’accueil. Et si on commençait maintenant … ?


 
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